Deuxieme journee de marche, un peu plus longue que la veille. A midi, on dejeune au bord d'une chute d'eau (photo de gauche, avec l'assistant de Phone, la tete dans les nuages) sur des feuilles de palmier. Une des habitantes du village de la veille (photo de droite) nous accompagne avec autour des epaules, dans son panier, le repas de midi. Elle en profitera pour, en chemin, ramasser des champignons.
Nous arrivons en milieu d'apres-midi dans le village Akha ou nous passerons la nuit. A peine installes dans la salle commune du village (la plus grosse piece de la maison du chef) qu'une dizaines de gosses de tous ages commencent a nous epier au loin depuis l'entree de la piece, une expression de stupeur melee de curiosite sur la visage. Un vaste concours de grimace detend rapidement l'athmosphere. Ici, les gens sont tres reticent a ce qu'on les prenne en photo (ils ne croivent en aucune maniere a ce qu'on leur vole leur ame en les photographiant mais en on tout simplement marre de servir de modeles a des touristes en quetes de photos "authentiques"), on ne les prend donc pas. Au centre du village, des adolescents jouent au billard avec des regles bien a eux (c'est a celui qui rentre le plus de boules, tout simplement). La table de jeu contraste nettement avec les habitations sur piloti environnantes.
J'etais deja entre dans un village Akha, un mois auparavant, pres de Phongsali (a environt 100 km au nord est de la). Celui-ci est aparemment beaucoup moins porte sur les traditions. La tenue traditionnelle n'est ici portee par les femmes que les jours de fetes ou lors des celebrations religieuses (toujours animistes). Les Akhas, nous explique Phone, ont emigres depuis le Tibet a la fin de seconde guerre mondiale. D'ou leur presence, en general, dans les regions montagneuses.
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