Le bus pour Phongsali (situee a l'extreme nord du Laos) est a lui seul une aventure a part entiere. La route, non bitumee, nous secoue dans tout les sens (et cela pendant 11 heures). Trois heures apres avoir quitte Odomxai, le chauffeur heurte un vehicule qui arrivait dans l'autre sens. S'en suit des discussions interminables entre les deux partis. Les vehicules qui suivaient restent bloques. Parmis ceux-ci, la jeep d'une ONG (qui travaille dans un village tribal pres de Pongsali). L'un des travailleurs de l'ONG, qui parlait francais (les laosiens ont souvent le choix, a l'ecole, entre l'etude du francais et celle de l'anglais), m'explique la situation : le probleme est que le vehicule que notre chauffeur a heurte n'est pas assure et que donc son conducteur reclame l'argent des reparations en cash et tout de suite. Ils finissent par s'arranger (je n'ais pas tres bien compris comment) et on repart.
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Au cours de la pose de midi (il faut bien que le chauffeur mange), on s'arrete dans un petit village au bord de la route. Suspendu par les pieds, le cadavre d'une sorte d'ecureuil volant (il plane d'arbre en arbre) trouve rapidement un acheteur. Les femmes des tribus voisines, en costume traditionnel (tout en couleur et tres elabore) vendent des pousses de bamboos (on les fait bouillir puis on les mange, un gout legerement amere). Les paysages melant jungle et montagnes a perte de vue sont extraordinaires.
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Vers 20H, j'arrive a Phongsali ou je prend un chambre avec Nathan (un etat-unien de l'Oregon) present dans le bus. En allant diner dans un resto ou l'on retrouve deux japonais et un allemand (Bjorn) on se rend compte que l'on est, en tout et pour tout, cinq touristes dans la ville de Phongsali (et surement pas beaucoup plus dans la region du meme nom).
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photo de droite : apres l'accident, les deux chauffeurs clouent au sol une ficelle (je pense pour delimiter la zone de l'accident, mais je n'arrive toujours pas a comprendre pourquoi).
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